From 3bc6c74beab050da3316eeb978c6808b0bb0135a Mon Sep 17 00:00:00 2001 From: =?UTF-8?q?Beno=C3=AEt=20Biteau?= Date: Fri, 29 Nov 2024 12:00:00 +0200 Subject: [PATCH] =?UTF-8?q?Amendement=2037=20=E2=80=94=20art.=202?= MIME-Version: 1.0 Content-Type: text/plain; charset=UTF-8 Content-Transfer-Encoding: 8bit Dispositif : Compléter cet article par les deux alinéas suivants : « 3° Après le même premier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : « L'exécution des obligations du débiteur peut également être modifiée en cas d'obtention du droit à l'allocation journalière de présence parentale prévue à l'article L544‑2 du code de la sécurité sociale. À la demande du débiteur sur support durable, accompagné de la justification de l'obtention de ce droit, le créancier modifie les conditions de paiement des obligations par revue des échéances. Cette modification qui prend effet au plus tard un mois après réception de la demande, prévoit le paiement des intérêts et de l'assurance du crédit durant la période de droit à l'allocation journalière de présence parentale. Un nouveau tableau d'amortissement est adressé par le créancier au débiteur pour matérialiser ces modifications. Ce délai en grâce s'applique également aux autres débiteurs du crédit. » Exposé sommaire : La plupart des familles concernées sont généralement jeunes. Il existe le fonds de solidarité logement (qui est toutefois insuffisant et inégal) pour aider les locataires. Pour les familles ayant souscrit un prêt, la situation est critique. Certes, certaines banques acceptent de reporter les mensualités mais avec des frais parfois très élevés. D'autres refusent, contraignant souvent la famille à vendre en urgence leur logement. Dans une telle situation, la famille subit la double peine. L'article 2 prévoit donc la possibilité de suspendre le paiement des mensualités du crédit immobilier. Tel qu'il est rédigé, l'article prévoit que cette suspension est conditionnée à la décision d'un juge des contentieux. Il implique donc que la famille saisisse ce juge impliquant le dépôt d'une demande, un délai d'étude et l'émission éventuelle d'une ordonnance. Les parents ne se lanceraient pas dans une telle démarche dans le contexte difficile dans lequel ils se trouvent déjà. Afin d'éviter aux parents d'enfants malades des démarches administratives supplémentaires alors qu'ils en sont déjà submergés, d'encombrer davantage notre système judiciaire et de voir la situation financière de la famille se dégrader au risque de la rendre insolvable, il est proposé de revoir cet article en s'affranchissant de l'action auprès du juge. L'amendement vise à introduire la possibilité pour le bénéficiaire de l'AJPP ou de demander la suspension de son prêt à sa banque en maintenant le paiement des intérêts et de l'assurance de prêt (s'il y a). La banque dispose d'un mois pour après réception de la demande pour mettre en application cette modification. Cette modification se traduisant par la modification de l'article L314-20 du code de la consommation serait applicable pour l'ensemble des prêts en cours et à venir sans modification des documents contractuels. Elle ne porterait pas atteinte aux droits du créancier, celui-ci continuant à percevoir les intérêts du capital prêté et conservant l'assurance de voir ce même capital remboursé dans les conditions initialement validées par ses soins. Cette proposition a été travaillée avec les associations Eva pour la vie et Grandir Sans Cancer. Sort : Rejeté | Déposé le 29/11/2024 Source : https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/opendata/AMANR5L17PO838901BTC0625P0D1N000037.xml Co-authored-by: Sandrine Rousseau Co-authored-by: Pouria Amirshahi Co-authored-by: Christine Arrighi Co-authored-by: Clémentine Autain Co-authored-by: Léa Balage El Mariky Co-authored-by: Lisa Belluco Co-authored-by: Karim Ben Cheikh Co-authored-by: Arnaud Bonnet Co-authored-by: Nicolas Bonnet Co-authored-by: Cyrielle Chatelain Co-authored-by: Alexis Corbière Co-authored-by: Hendrik Davi Co-authored-by: Emmanuel Duplessy Co-authored-by: Charles Fournier Co-authored-by: Marie-Charlotte Garin Co-authored-by: Damien Girard Co-authored-by: Steevy Gustave Co-authored-by: Catherine Hervieu Co-authored-by: Jérémie Iordanoff Co-authored-by: Julie Laernoes Co-authored-by: Tristan Lahais Co-authored-by: Benjamin Lucas-Lundy Co-authored-by: Julie Ozenne Co-authored-by: Sébastien Peytavie Co-authored-by: Marie Pochon Co-authored-by: Jean-Claude Raux Co-authored-by: Sandra Regol Co-authored-by: François Ruffin Co-authored-by: Eva Sas Co-authored-by: Sabrina Sebaihi Co-authored-by: Danielle Simonnet Co-authored-by: Sophie Taillé-Polian Co-authored-by: Boris Tavernier Co-authored-by: Nicolas Thierry Co-authored-by: Dominique Voynet Groupe: EcoS Angit-Diff: auto --- articles/article-02.md | 2 ++ 1 file changed, 2 insertions(+) diff --git a/articles/article-02.md b/articles/article-02.md index 638a943..23fbc47 100644 --- a/articles/article-02.md +++ b/articles/article-02.md @@ -6,3 +6,5 @@ L'article L. 314‑20 du code de la consommation est ainsi modifié : 2° (Supprimé) +3° Après le même premier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : « L'exécution des obligations du débiteur peut également être modifiée en cas d'obtention du droit à l'allocation journalière de présence parentale prévue à l'article L544‑2 du code de la sécurité sociale. À la demande du débiteur sur support durable, accompagné de la justification de l'obtention de ce droit, le créancier modifie les conditions de paiement des obligations par revue des échéances. Cette modification qui prend effet au plus tard un mois après réception de la demande, prévoit le paiement des intérêts et de l'assurance du crédit durant la période de droit à l'allocation journalière de présence parentale. Un nouveau tableau d'amortissement est adressé par le créancier au débiteur pour matérialiser ces modifications. Ce délai en grâce s'applique également aux autres débiteurs du crédit. » + -- 2.49.1