From 39b50feb91a87ba911857de2d20fac0c40f07c4e Mon Sep 17 00:00:00 2001 From: Anna Pic Date: Fri, 29 May 2026 12:00:00 +0200 Subject: [PATCH] =?UTF-8?q?Amendement=2061=20=E2=80=94=20art.=206?= MIME-Version: 1.0 Content-Type: text/plain; charset=UTF-8 Content-Transfer-Encoding: 8bit Dispositif : À l'alinéa 4, substituer aux mots : « soixante jours », le mot : « un jour ». Exposé sommaire : Lors des débats en commission, les échanges se sont concentrés sur la réduction du délai de paiement des prestataires de justice à compter de la certification de l'acte. Ainsi, d'un plafond de 180 jours voté au Sénat, nous sommes descendus en commission des Lois de l'Assemblée nationale à un plafond de 60 jours. Or, selon les derniers chiffres de l'administration, qui datent de 2024, le délai moyen constaté entre la certification de l'acte et la date de mise en paiement est déjà de 66 jours. L'adoption d'un plafond de paiement à 60 jours dans la présente proposition de loi est donc bienvenue dans l'absolu, mais ne changera pas fondamentalement la situation financière des prestataires de justice. Il en va de même des amendements visant à réduire encore ce délai à 30 jours. En effet, ce délai plafond courant à compter de la certification de l'acte viendra, quoi qu'il en soit, s'ajouter au délai moyen constaté de 120 jours entre la date de prestation et la date de la certification, toujours selon les derniers chiffres de l'administration. Sans remettre en cause la nécessité d'une constatation du service fait, il est à noter que le cœur du problème vient avant tout de ce délai de 120 jours entre la prestation et la certification. À titre d'exemple, si le présent amendement (volontairement provocateur) était adopté, le paiement des prestataires de justice interviendrait dans un délai moyen de 121 jours, ce qui est encore loin d'un délai de paiement raisonnable, et non conforme à l'article 4 de la directive européenne 2011/7/UE du 16 février 2011. L'objet de cet amendement est donc d'attirer l'attention de la représentation nationale et du Gouvernement sur la nécessité d'embaucher du personnel au ministère de la Justice pour réduire ce délai de 120 jours et ainsi permettre aux experts judiciaires d'être rémunérés dans un délai décent. Sort : Retiré | Déposé le 29/05/2026 Source : https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/opendata/AMANR5L17PO838901BTC2840P0D1N000061.xml Groupe: SOC Angit-Diff: auto --- articles/article-06.md | 2 +- 1 file changed, 1 insertion(+), 1 deletion(-) diff --git a/articles/article-06.md b/articles/article-06.md index 27e0318..aec8cf6 100644 --- a/articles/article-06.md +++ b/articles/article-06.md @@ -6,7 +6,7 @@ I. – L'article 800 du code de procédure pénale est ainsi modifié : 3° Après le troisième alinéa, sont insérés deux alinéas ainsi rédigés : -« La mise en paiement par l'autorité requérante doit intervenir dans un délai fixé par voie réglementaire et ne pouvant excéder soixante jours, qui court à compter de la certification de l'état ou du mémoire de frais par l'autorité judiciaire, sauf force majeure ou impossibilité technique. +« La mise en paiement par l'autorité requérante doit intervenir dans un délai fixé par voie réglementaire et ne pouvant excéder un jour, qui court à compter de la certification de l'état ou du mémoire de frais par l'autorité judiciaire, sauf force majeure ou impossibilité technique. « Dès le lendemain de l'expiration du délai prévu au quatrième alinéa du présent article, le retard de paiement fait courir des intérêts moratoires dont le taux est fixé par voie réglementaire. » ; -- 2.49.1