⚠ Dispositif non applicable automatiquement (« I bis » introuvable) — le texte ci-dessous fait foi.
Dispositif :
I. – Après l'alinéa 11, insérer les trois alinéas suivants :
« I ter . – Les entreprises du bâtiment et des travaux publics bénéficient d'une franchise qui les dispensent du paiement de la taxe sur la valeur ajoutée lorsqu'elles n'ont pas réalisé en France un chiffre d'affaires, évalué dans les conditions prévues à l'article 293 D, excédant les plafonds suivants :
« (En euros)
»
Année d'évaluation Chiffre d'affaires national afférent aux activités du bâtiment et des travaux publics Année civile précédente 25 000 Année en cours 27 500 ».
II. – En conséquence, à l'alinéa 13, après la référence :
« I bis »,
insérer les mots :
« et I ter ».
Exposé sommaire :
Cet amendement vise à maintenir le niveau du seuil de franchise en base de TVA à 25 000 euros spécifiquement pour le secteur du bâtiment.
Cette mesure, très attendue par les entreprises du bâtiment, doit permettre d'écarter un risque important d'effet d'aubaine favorisant la concurrence déloyale d'entreprises européennes venant exercer en France et pouvant bénéficier, depuis le 1er janvier dernier, du haut niveau de franchise en base de TVA français en comparaison de leur pays (aucune franchise en Espagne).
D'ores et déjà, les entreprises artisanales du bâtiment qui emploient moins de 10 salariés sont directement soumises à la concurrence des micro-entreprises sur leur marché en raison de l'absence d'obligation de collecte de TVA et donc de prix plus compétitifs.
Ainsi, le chiffre d'affaires généré par les micro-entreprises du secteur non soumises à la collecte de TVA s'élèverait à 2,5 milliards d'euros selon les chiffres avancés en Commission des finances par le Rapporteur, soit autant d'activité et de revenus qui ne soutiennent pas les TPE du secteur qui connaissent depuis huit trimestres un recul marqué de leur activité avec -4% en 2024 et déjà -5% au premier trimestre 2025. Ce recul d'activité à déjà engendré la suppression de plus de 27 000 emplois en 2024 et 14 000 défaillances d'entreprises.
La volonté de garder les micro-entreprises dans l'économie formelle ne saurait justifier, pour le législateur, le maintien de ce déséquilibre concurrentiel injuste et persistant, au détriment des TPE qui supportent, elles, toutes les normes, toutes les charges fiscales et tout le poids des formalités administratives au risque de très fortement dégrader leur propre acceptation à ces obligations.
La défense de l'entrepreneuriat devrait passer en premier lieu par la défense des TPE du bâtiment qui emploient 570 000 salariés, forment 60 000 apprentis et participent chaque année à soutenir les finances publiques du pays par la TVA qu'elles collectent et les cotisations qu'elles versent.
Sort : Retiré | Déposé le 30/05/2025
Source : https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/opendata/AMANR5L17PO838901BTC1468P0D1N000013.xml
Groupe: HOR
Angit-Diff: manquant
|
||
|---|---|---|
| articles | ||
| .mailmap | ||
| README.md | ||
Garantir un cadre fiscal stable, juste et lisible pour nos micro-entrepreneurs et nos petites entreprises
Dépôt généré par angit : la vie de ce texte de loi représentée en Git. Chaque paragraphe des fichiers d'articles est un alinéa ; les amendements sont des branches (une par amendement) mergées lorsqu'ils sont adoptés.
Source : dossier législatif sur assemblee-nationale.fr — données sous Licence Ouverte 2.0.
Explorer ce dépôt
# Qui a façonné le texte finalement adopté ? (auteurs retenus dans main)
git shortlog -sn --no-merges main
# Qui a déposé le plus d'amendements ? (adoptés ou non)
git shortlog -sn --all --no-merges
# Dépôts d'amendements par groupe politique
git log --all --no-merges --format='%(trailers:key=Groupe,valueonly)' | sort | uniq -c | sort -rn
# Quelle part du texte final vient de qui ? (lignes survivantes)
git blame --line-porcelain articles/*.md | grep '^author ' | sort | uniq -c | sort -rn
# Quand une expression est-elle apparue ou a-t-elle disparu ?
git log --all --oneline -S"votre expression"
# Ce que la procédure a changé, étape par étape (tags de jalons)
git diff depot..texte-adopte -- articles/
# Le cimetière : les amendements restés lettre morte
git branch --no-merged main
Procédure
- 17 avril 2025 — Dépôt du texte (n° 1337)
- 28 mai 2025 — Examen en commission (Commission des affaires culturelles et de l'éducation)
- 2 juin 2025 — Discussion en séance publique (sur le texte de la commission)
Exposé des motifs
Mesdames, Messieurs,
Depuis plusieurs mois, un climat d'incertitude économique fragilise le tissu entrepreneurial de proximité, en particulier celui des auto‑entrepreneurs et micro‑entrepreneurs, qui représentent aujourd'hui une part essentielle de la dynamique de création d'emplois et de richesse en France. À l'instabilité conjoncturelle s'ajoute une instabilité normative, dont l'une des plus récentes illustrations réside dans la décision d'abaisser les seuils de franchise en base de taxe sur la valeur ajoutée (TVA).
Or cette évolution législative, initialement prévue pour entrer en vigueur le 1er mars 2025, a été suspendue par le gouvernement jusqu'au 1er juin 2025, à la suite d'une levée de boucliers sans précédent de la part des représentants du monde entrepreneurial. Cette suspension temporaire maintient aujourd'hui plus de 205 000 petites entreprises dans une situation d'incertitude juridique et fiscale, dont 135 000 micro‑entrepreneurs qui peinent à anticiper les conséquences concrètes de leur dépassement éventuel de seuils de chiffre d'affaires.
Concrètement, cette réforme prévoit de contraindre à l'assujettissement à la TVA les entreprises, petites et micro‑entreprises, dès lors qu'elles franchissent 25 000 euros de chiffre d'affaires annuel, contre 37 500 euros actuellement pour les prestations de services et 85 000 euros pour les activités commerciales. Une telle modification, brutale, ni concertée ni anticipée, censée générer 400 millions d'euros de recettes fiscales en 2025 (800 millions d'euros en année pleine) engendrerait en moyenne plus de 4 000 euros de taxes supplémentaires par an pour les professionnels concernés, difficilement compensable par une hausse de leurs prix, et sans qu'un accompagnement opérationnel ait été mis en place à ce jour.
Ce resserrement des seuils représente non seulement un choc administratif et financier pour ces travailleurs qui créent leur propre activité – dont près de la moitié ont moins de 30 ans – mais il constitue également un frein à l'initiative économique, à la formalisation de l'emploi, et à l'insertion professionnelle dans les zones rurales ou périurbaines, où plus d'un quart des microentreprises voient aujourd'hui le jour.
Les conséquences potentielles sont multiples : recul de la création d'activité, diminution des revenus des plus fragiles, complexification de la gestion pour des entrepreneurs souvent sans appui comptable, renoncement à l'entrepreneuriat pour de nombreux jeunes ou personnes en reconversion. À l'échelle macroéconomique, c'est le risque d'un ralentissement du dynamisme entrepreneurial.
Depuis 2017, la France a connu un essor inédit de la création d'entreprises, porté notamment par la simplicité et la souplesse du régime de la microentreprise. En 2023, plus d'un million d'entreprises ont été créées dans notre pays, dont 700 000 sous le régime microentrepreneurial. Ce chiffre a presque doublé par rapport à 2017. Ces structures couvrent un spectre d'activité très large – des services à la personne à la transition écologique, de l'artisanat aux métiers du numérique – et participent activement à l'insertion professionnelle, en particulier des jeunes, des femmes, des seniors et des personnes en reconversion.
Une entreprise sur trois emploie dès la première année, avec en moyenne trois salariés, et plus d'un quart des créations ont lieu en zones rurales, contribuant ainsi au maillage économique du territoire. Ce sont autant d'emplois créés, de parcours relancés, et de familles sorties du chômage ou de la précarité. Grâce à cet élan, plus de deux millions de Français ont retrouvé le chemin de l'emploi depuis 2017, sans charge directe pour les finances publiques.
Dans ce contexte, la suspension de la réforme du 1er mars au 1er juin 2025, bien qu'elle ait été présentée comme un temps de concertation, n'a pas permis de documenter des éventuelles éléments de concurrence déloyale, de lever les inquiétudes ni de garantir une sécurité juridique minimale aux entrepreneurs concernés. Ce flou réglementaire fragilise l'activité des professionnels qui, au quotidien, prennent des risques et s'investissent pleinement pour faire vivre l'économie locale.
Cette proposition de loi propose donc de maintenir durablement les seuils de franchise en base de TVA au niveau en vigueur avant le 1er mars 2025, soit 37 500 euros pour les prestations de services et 85 000 euros pour les activités commerciales, en écartant explicitement leur réduction à 25 000 euros. Par ailleurs, des seuils spécifiques sont prévus pour certaines professions : les avocats, auteurs et artistes‑interprètes bénéficient d'un plafond fixé à 50 000 euros pour les activités principales et 35 000 euros pour les activités connexes. Ils sont également remis à leur niveau initial.
Cette mesure de stabilité, sans impact budgétaire immédiat – puisqu'elle se borne à empêcher une hausse des prélèvements prévue mais non encore appliquée – permettrait d'offrir aux micro-entrepreneurs un cadre pérenne et lisible, essentiel à leur développement et à leur sécurisation juridique.
L'article 1er de la proposition de loi vise à abroger la réforme des seuils de franchise en base de TVA au niveau en vigueur avant le 1er mars 2025. Il maintient les seuils de franchise en base de TVA au niveau en vigueur avant le 1er mars 2025, soit 37 500 euros pour les prestations de services et 85 000 euros pour les activités commerciales.
L'article 2 vise à gager la proposition de loi.