Moderniser la gestion du patrimoine immobilier de l'État
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Michel Castellani 69d64309e3 Amendement 48 — après art. premier
Dispositif :

    En 2029, le Gouvernement remet au Parlement un rapport d'évaluation portant sur la mise en œuvre du dispositif prévu au présent texte et sur l'atteinte de l'objectif de réduction de 25 % du parc immobilier de l'État.
    Ce rapport présente notamment l'état d'avancement de cet objectif, l'efficacité du dispositif mis en place, ainsi que l'usage des bâtiments cédés par la foncière.

Exposé sommaire :

    Dans son exposé des motifs, le rapporteur de la proposition de loi visant à moderniser la gestion du patrimoine immobilier de l'État fixe l'objectif de réduire de 25 % le parc immobilier de l'État d'ici à 2032.
    Au regard de l'ampleur des transformations induites par la création de la foncière chargée de la gestion du patrimoine immobilier de l'État, il apparaît indispensable de disposer d'un outil d'évaluation à mi-parcours. Un rapport permettrait d'apprécier l'état d'avancement de cet objectif, d'évaluer l'efficacité du dispositif mis en place et d'analyser l'usage des biens immobiliers cédés par la foncière.
    En effet, alors que notre pays connaît actuellement une crise du logement particulièrement aiguë, il est par exemple légitime de s'interroger sur la destination des biens immobiliers cédés par l'État et sur leur contribution éventuelle à l'augmentation de l'offre de logements, notamment dans les zones tendues.
    Ainsi, le présent amendement vise à prévoir la remise par le Gouvernement au Parlement d'un rapport d'évaluation en 2029, soit trois ans après la création de la foncière et trois ans avant l'échéance de l'objectif fixé, afin d'éclairer la représentation nationale sur la mise en œuvre et les effets concrets de ce dispositif.

Sort : Retiré | Déposé le 23/01/2026
Source : https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/opendata/AMANR5L17PO838901BTC2345P0D1N000048.xml

Groupe: LIOT
Angit-Diff: auto
2026-01-23 12:00:00 +02:00
articles Amendement 48 — après art. premier 2026-01-23 12:00:00 +02:00
.mailmap Dépôt : Moderniser la gestion du patrimoine immobilier de l'État 2025-09-16 12:00:00 +02:00
README.md Texte de la commission — réconciliation avec le texte officiel 2026-01-14 12:00:00 +02:00

Moderniser la gestion du patrimoine immobilier de l'État

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Procédure

  • 16 septembre 2025 — Dépôt du texte (n° 1796)
  • 14 janvier 2026 — Examen en commission (Commission des affaires culturelles et de l'éducation)
  • 28 janvier 2026 — Discussion en séance publique (sur le texte de la commission)

Exposé des motifs

Mesdames, Messieurs,

Le patrimoine immobilier de l'État représente 96 millions de mètres carrés, dont 23 millions de mètres carrés de bureaux. Ce parc, par son ampleur, est à la croisée de deux exigences majeures : la réduction de l'empreinte environnementale de l'action publique et l'amélioration continue de la performance de l'État.

Dans un contexte marqué par la nécessité de réduire les dépenses publiques et de répondre aux engagements climatiques, il est désormais indispensable d'engager une réforme profonde du modèle de gestion immobilière de l'État. L'enjeu est double : réduire les surfaces occupées et moderniser les espaces, pour atteindre l'objectif de réduction de 25 % du parc immobilier d'ici 2032, tout en améliorant les conditions d'accueil des usagers et de travail des agents publics.

Comme l'a relevé la Cour des comptes dans son rapport consacré à la politique immobilière de l'État, le modèle actuel n'incite aucunement les administrations à optimiser leur occupation des locaux. Le rapport met également en évidence un retard important dans la mise aux normes des bâtiments de l'État, notamment en ce qui concerne la transition énergétique, l'accessibilité et le désamiantage.

Ce retard est attribué à un sousinvestissement chronique dans la maintenance et l'entretien du patrimoine immobilier public.

Cette proposition de loi vise ainsi à créer une foncière de l'État, établissement public à caractère industriel et commercial, chargée d'exercer pleinement les responsabilités de propriétaire sur un portefeuille d'actifs immobiliers transférés en pleine propriété par l'État. Elle incarnera une fonction “Étatpropriétaire”, distincte de celle de l'Étatoccupant, afin d'assurer une gestion rationnelle, professionnelle et durable du patrimoine immobilier public.

Le modèle de foncière, largement éprouvé à l'étranger (Allemagne, RoyaumeUni, Italie, Finlande…), est également recommandé par le Conseil Immobilier de l'État depuis plusieurs années. Il permet de centraliser les moyens et les compétences, de mutualiser les investissements, et d'instaurer une relation locative contractuelle entre l'Étatpropriétaire et l'Étatoccupant.

Le texte encadre les modalités de transfert des biens à la foncière, ainsi que les principes de fonctionnement de l'établissement :

responsabilisation du propriétaire, chargé de la mise aux normes, de la rénovation et de la valorisation des biens,

engagement contractuel des occupants, via le paiement d'un loyer et la formalisation des usages,

gouvernance claire, reposant sur un conseil d'administration présidé par la directrice ou le directeur de la direction de l'immobilier de l'État.

La foncière disposera également de capacités d'intervention pour transformer ou céder des biens obsolètes ou sousutilisés, et contribuer ainsi à l'effort national de création de logements. Elle incarnera une nouvelle dynamique : réduire les surfaces, moderniser les locaux, rendre plus sobre et plus lisible l'empreinte immobilière de l'État.

L'article 1er de la présente proposition de loi crée donc les fondements juridiques et opérationnels d'une réforme ambitieuse et structurante, qui vise à faire de l'État un propriétaire exemplaire, au service de l'intérêt général, de la performance publique et de la transition écologique.