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60340ae60c Amendement AS28 — art. 4
⚠ Dispositif non applicable automatiquement (réécriture sans alinéa cible) — le texte ci-dessous fait foi.

Dispositif :

    Après la deuxième occurrence du mot :
    « de »,
    rédiger ainsi la fin de l'article :
    « supprimer le numerus clausus appliqué aux études d'orthophonie. »

Exposé sommaire :

    Par cet amendement, le groupe LFI-NFP souhaite poser le sujet d'une amélioration durable de la densité et de l'accès aux soins en orthophonie passant par la suppression du numerus clausus.
    La situation de la démographie professionnelle des orthophonistes est catastrophique. Les données de la DREES indiquent une densité de 33,6 pour 100 000. Le territoire du pays est composé à 29,5 % de zones sous-denses et la part de la population y habitant est de 17,5 %.
    Les délais d'obtention de rendez-vous oscillent entre quelques mois pour les plus chanceux et plusieurs années, très souvent de un à trois ans. Selon la FNO, 90 % des orthophonistes ne peuvent plus accepter de nouveaux patients.
    De toute évidence, la politique de formation ne permet pas de répondre aux besoins de santé qui s'expriment. Le numerus clausus est directement à incriminer : cet outil permet au Gouvernement de limiter les dépenses de santé en entravant l'accès aux professionnels pouvant dispenser des soins. La ficelle est d'autant plus grosse que l'orthophonie est une activité d'auxiliaire médicale relativement bien prise en charge par l'Assurance maladie.
    Les organisations de professionnels réclament ce dégel du numerus clausus. Le Gouvernement multiplie les promesses mais n'agit pas. En 2023, la FNO constatant son gel, rapportait le fait que le ministère de la Santé avait « fait figurer l'augmentation des places en formation initiale pour les orthophonistes comme une priorité [...] force est de constater que le compte n'y est pas ».
    La droite organise la pénurie de professionnels de santé depuis des décennies. L'ex-ministre, Agnès Firmin Le Bodo, a elle-même fait la sourde aux oreilles aux revendications des orthophonistes lorsqu'elle était en fonction.
    Ces politiques austéritaires s'opèrent au détriment de la santé des jeunes enfants ayant des troubles du langage oral ou écrit, des personnes nécessitant une rééducation ORL après un cancer ou un traumatisme grave, des personnes vivant avec des maladies neurodégénératives.
    L'exposé des motifs de cette proposition de loi trahit les préoccupations infondées de la droite en évoquant une hypothétique « surpopulation professionnelle » tout en concédant qu'elle est « lointaine ». Ce qui inquiète donc la droite, c'est le meilleur accès aux soins et la nécessité de financer adéquatement notre système de santé.
    De nombreux territoires connaissent des densités dramatiques : 1,2 orthophoniste libérale pour 100 000 habitants à Mayotte, 5,6 en Guyane, 12,7 dans le Cher, 14,6 en Haute-Marne, etc. Il est nécessaire de former beaucoup et rapidement.
    À cette fin, la trajectoire proposée est insuffisante. Elle permettrait de former 1624 orthophonistes en plus sur les 5 prochaines années. Nous pourrions alors attendre, en considérant que les besoins actuels de formation permettent de couvrir les départs en retraite, une amélioration de la densité nationale à hauteur de 2 orthophonistes supplémentaires pour 100 000 habitants.
    Par ailleurs, elle ne ferait toujours pas place aux nombreuses étudiantes qui souhaitent exercer ce métier, alors que le taux d'accès aux études est aujourd'hui ridiculement faible, de l'ordre de 3 %.
    Il faut développer plus largement les capacités de formation et financer convenablement les centres de formations universitaires. C'est une étape obligatoire pour permettre l'accès aux soins d'orthophonie et résorber les inégalités territoriales.
    Le développement de la formation doit nécessairement s'accompagner d'une suppression du numerus clausus, qui permet aux tenants de l'austérité qui gouvernent, par l'imposition d'un quota annuel d'étudiants, d'organiser le mauvais accès aux soins d'orthophonie.
    Pour toutes ces raisons, nous proposons que la clause de revoyure porte sur la suppression du numerus clausus.

Sort : Tombé | Déposé le 22/03/2025
Source : https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/opendata/AMANR5L17PO420120B0666P0D1N000028.xml

Co-authored-by: Nadège Abomangoli <PA795228@deputes.angit.example>
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Co-authored-by: Marianne Maximi <PA794686@deputes.angit.example>
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Co-authored-by: Manon Meunier <PA795482@deputes.angit.example>
Co-authored-by: Jean-Philippe Nilor <PA610654@deputes.angit.example>
Co-authored-by: Sandrine Nosbé <PA841191@deputes.angit.example>
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Co-authored-by: Nathalie Oziol <PA793872@deputes.angit.example>
Co-authored-by: Mathilde Panot <PA720892@deputes.angit.example>
Co-authored-by: René Pilato <PA817211@deputes.angit.example>
Co-authored-by: François Piquemal <PA793756@deputes.angit.example>
Co-authored-by: Thomas Portes <PA796062@deputes.angit.example>
Co-authored-by: Loïc Prud'homme <PA719578@deputes.angit.example>
Co-authored-by: Jean-Hugues Ratenon <PA721062@deputes.angit.example>
Co-authored-by: Arnaud Saint-Martin <PA841845@deputes.angit.example>
Co-authored-by: Aurélien Saintoul <PA795982@deputes.angit.example>
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Groupe: LFI-NFP
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- 3 décembre 2024 — Dépôt du texte (n° 666)
- 26 mars 2025 — Examen en commission (Commission des affaires sociales)
- 3 avril 2025 — Discussion en séance publique (sur le texte de la commission)
- 3 avril 2025 — Adoption en première lecture (TA n° 92)
- 4 avril 2025 — Transmission au Sénat (texte n° 520)
## Exposé des motifs

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# Article 1er
Par dérogation aux conditions prévues à l'article L. 43832 du code de la santé publique, la loi détermine, de manière pluriannuelle, le nombre d'étudiants admis à entreprendre des études en vue de la délivrance du certificat de compétences ou, à compter de la rentrée universitaire 2026, du diplôme d'État d'orthophonie.
À titre dérogatoire des conditions fixées par l'article L. 43832 du code de la santé publique, la loi détermine le nombre des étudiants admis à entreprendre des études en vue de la délivrance du certificat de compétences en orthophonie de manière pluriannuelle.
Pour la rentrée universitaire 2030, le nombre d'étudiants admis à entreprendre des études en vue de la délivrance du certificat de compétences ou, à compter de la rentrée universitaire 2026, du diplôme d'État d'orthophonie est fixé à 1 463, selon la programmation prévue par le tableau cidessous :
Les effectifs supplémentaires d'étudiants admis à entreprendre ces études sont orientés prioritairement vers les centres de formation universitaire en orthophonie situés dans une zone ou à proximité d'une zone caractérisée par une offre de soins insuffisante ou par des difficultés dans l'accès aux soins d'orthophonie, au sens du 1° de l'article L. 14344 du même code.
Pour la rentrée scolaire 2030, le nombre des étudiants admis à entreprendre des études en vue de la délivrance du certificat de compétences en orthophonie est fixé à 1 463, selon la programmation prévue par le tableau cidessous :

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Le chapitre Ier du titre IV du livre III de la quatrième partie du code de la santé publique est complété par un article L. 434110 ainsi rédigé :
« Art. L. 434110. Les étudiants en orthophonie peuvent être autorisés à effectuer une partie de leurs stages pratiques auprès d'orthophonistes agréés maîtres de stage des universités, dans des conditions déterminées par décret.
« Art. L. 434110. Les étudiants en orthophonie peuvent être autorisés à effectuer une partie de leurs stages pratiques auprès d'orthophonistes agréés maîtres de stage des universités, dans des conditions fixées par décret.
« Les conditions de l'agrément des orthophonistes agréés maîtres de stage des universités, qui comprennent une formation obligatoire dans l'université de leur choix, sont déterminées par décret en Conseil d'État. »
« Les conditions de l'agrément des orthophonistes agrééesmaîtres de stage des universités, qui comprennent une formation obligatoire auprès de l'université de leur choix ou de tout autre organisme habilité, sont fixées par décret en Conseil d'État. »

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# Article 3 bis (nouveau)
Le code de la santé publique est ainsi modifié :
1° L'article L. 43413 est ainsi modifié :
a) Après la référence : « L. 4341-2 », la fin du premier alinéa est ainsi rédigée : « sont : » ;
b) Les quatre derniers alinéas sont remplacés par des 1° à 3° ainsi rédigés :
« 1° Le certificat de capacité d'orthophoniste établi par les ministres chargés de l'éducation et de la santé ;
« 2° L'un des diplômes ou l'une des attestations d'études d'orthophonie établis par le ministre chargé de l'éducation avant la création de ce certificat ;
« 3° Le diplôme d'État d'orthophoniste, à compter de l'année universitaire 2026. » ;
2° L'article L. 434442 est ainsi modifié :
a) Le 1° est remplacé par deux alinéas ainsi rédigés :
« 1° Être titulaire :
« a) Du certificat de capacité d'orthophoniste ; »
b) Au début du 2°, la mention : « 2° » est remplacée par la mention : « b) » et les mots : « Être titulaire » sont supprimés ;
c) Après le même 2°, il est inséré un c ainsi rédigé :
« c) Du diplôme d'État d'orthophoniste, à compter de l'année universitaire 2026 ; »
d) Le 3° devient le 2°.

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# Article 3
Le chapitre VI du titre III du livre VI du code de l'éducation est ainsi modifié :
L'article L. 6361 du code de l'éducation est complété par quatre alinéas ainsi rédigés :
1° (nouveau) Est insérée une section 1 intitulée : « Dispositions générales » et comprenant l'article L. 6361 ;
« Chaque année, un arrêté des ministres chargés de la santé et de la sécurité sociale détermine le nombre d'étudiants du premier cycle des études d'orthophonie, qui peuvent signer un contrat d'engagement de service public avec une autorité administrative désignée par arrêté des ministres chargés de la santé et de l'enseignement supérieur.
2° Est ajoutée une section 2 ainsi rédigée :
« Les candidatures à la signature d'un contrat d'engagement de service public sont classées dans la limite du nombre fixé en application du deuxième alinéa du présent article, selon des modalités fixées par voie réglementaire.
« Section 2
« Contrat d'engagement de service public
« Art. L. 6362. Chaque année, un arrêté des ministres chargés de la santé et de la sécurité sociale détermine le nombre d'étudiants inscrits en études d'orthophonie qui peuvent signer un contrat d'engagement de service public avec l'autorité administrative mentionnée au premier alinéa de l'article L. 6326.
« Les candidatures à la signature d'un contrat d'engagement de service public sont classées, dans la limite du nombre fixé en application du premier alinéa du présent article, selon des modalités déterminées par voie réglementaire.
« Ce contrat ouvre droit, en sus des rémunérations auxquelles les signataires peuvent prétendre du fait de leur formation, à une allocation mensuelle versée, jusqu'à la fin de leurs études, par l'autorité administrative désignée en application du même premier alinéa. En contrepartie de cette allocation, les signataires s'engagent à exercer leurs fonctions, à compter de la fin de leur formation, dans les lieux d'exercice figurant sur une liste nationale établie par l'autorité administrative mentionnée audit premier alinéa, sur proposition des agences régionales de santé, dans des conditions définies par voie réglementaire. La durée de leur engagement est égale à celle pendant laquelle l'allocation leur a été versée et ne peut être inférieure à deux ans.
« Ce contrat ouvre droit, en sus des rémunérations auxquelles les signataires peuvent prétendre du fait de leur formation, à une allocation mensuelle versée par l'autorité administrative désignée en application du deuxième alinéa du présent article jusqu'à la fin de leurs études. En contrepartie de cette allocation, les signataires s'engagent à exercer leurs fonctions à titre libéral ou salarié, à compter de la fin de leur formation, dans les lieux d'exercice mentionnés au cinquième alinéa et dans des conditions définies par voie réglementaire. La durée de leur engagement est égale à celle pendant laquelle l'allocation leur a été versée et ne peut être inférieure à deux ans.
« Un décret en Conseil d'État détermine les conditions d'application du présent article. »

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# Article 4
Entre le 1er juillet 2030 et le 31 décembre 2030, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant la mise en œuvre de la programmation prévue à l'article 1er et démontrant, au regard de l'évolution des besoins en soins d'orthophonie dans les territoires, la nécessité de reconduire une programmation du nombre d'étudiants admis à entreprendre des études en vue de la délivrance du diplôme d'État d'orthophonie pour les années suivantes.
Entre le 1er juillet et le 31 décembre 2030, le Gouvernement remet au Parlement un rapport faisant état de la nécessité de modifier, le cas échéant, le dispositif de programmation pluriannuelle.

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# l'ensemble de la proposition de loi visant à renforcer la démographie professionnelle des orthophonistes (première lecture).
# 2025-04-03 · adopté, 72 pour, 0 contre · scrutin public n° 1265
# https://www2.assemblee-nationale.fr/scrutins/detail/(legislature)/17/(num)/1265
acteur nom groupe position delegation note
PA841621 Auguste Evrard RN pour non
PA841563 Claire Marais-Beuil RN pour non
PA841613 Marc de Fleurian RN pour non
PA795900 Marine Hamelet RN pour non
PA793844 Pascale Bordes RN pour non
PA793374 Romain Baubry RN pour non
PA841075 Sylvie Josserand RN pour non
PA841749 Tiffany Joncour RN pour oui
PA721908 Yaël Braun-Pivet EPR non-votant non PAN
PA841927 Anne-Sophie Ronceret EPR pour non
PA794802 Charles Sitzenstuhl EPR pour non
PA719218 Hervé Berville EPR pour oui
PA720154 Nicole Dubré-Chirat EPR pour non
PA795864 Pierre Cazeneuve EPR pour non
PA720066 Stéphanie Rist EPR pour oui
PA793744 Anne Stambach-Terrenoir LFI-NFP pour non
PA842037 Bérenger Cernon LFI-NFP pour non
PA842029 Claire Lejeune LFI-NFP pour non
PA721960 Danièle Obono LFI-NFP pour non
PA794786 Emmanuel Fernandes LFI-NFP pour non
PA795466 Ersilia Soudais LFI-NFP pour non
PA795588 Farida Amrani LFI-NFP pour oui
PA795136 Jean-François Coulomme LFI-NFP pour non
PA841215 Marie Mesmeur LFI-NFP pour non
PA720892 Mathilde Panot LFI-NFP pour non
PA841023 Pierre-Yves Cadalen LFI-NFP pour non
PA841947 Zahia Hamdane LFI-NFP pour non
PA826635 Aurélien Rousseau SOC pour oui
PA608172 Christine Pirès Beaune SOC pour non
PA795762 Elie Califer SOC pour non
PA841327 Fabrice Roussel SOC pour non
PA841107 Jacques Oberti SOC pour non
PA840793 Marc Pena SOC pour oui
PA330008 Xavier Breton DR non-votant non PSE
PA793094 Nicolas Ray DR pour non
PA346782 Philippe Juvin DR pour non
PA842141 Élisabeth de Maistre DR pour non
PA841885 Arnaud Bonnet EcoS pour oui
PA841351 Emmanuel Duplessy EcoS pour non
PA794146 Julie Laernoes EcoS pour oui
PA795808 Sabrina Sebaihi EcoS pour non
PA794778 Sandra Regol EcoS pour non
PA842013 Steevy Gustave EcoS pour non
PA805166 Anne Bergantz Dem pour non
PA795100 Éric Martineau Dem pour non
PA267780 Agnès Firmin Le Bodo HOR pour non
PA794426 Anne Le Hénanff HOR pour non
PA795026 Anne-Cécile Violland HOR pour non
PA719032 Bertrand Bouyx HOR pour non
PA795278 Béatrice Bellamy HOR pour non
PA721844 Béatrice Piron HOR pour non
PA793572 Christophe Plassard HOR pour non
PA794838 Didier Lemaire HOR pour non
PA794234 François Gernigon HOR pour oui
PA719778 François Jolivet HOR pour non
PA795350 Frédéric Valletoux HOR pour non
PA793992 Henri Alfandari HOR pour non
PA720552 Isabelle Rauch HOR pour non
PA794466 Jean Moulliere HOR pour non
PA841339 Jean-Michel Brard HOR pour non
PA793398 Jérémie Patrier-Leitus HOR pour oui
PA720138 Laetitia Saint-Paul HOR pour non
PA719052 Loïc Kervran HOR pour non
PA795270 Marie-Agnès Poussier-Winsback HOR pour non
PA642868 Paul Christophe HOR pour non
PA722070 Pierre Henriet HOR pour non
PA687214 Sylvain Berrios HOR pour non
PA842125 Thomas Lam HOR pour non
PA722336 Vincent Thiébaut HOR pour non
PA794278 Xavier Albertini HOR pour non
PA719282 Xavier Lacombe HOR pour non
PA721458 Xavier Roseren HOR pour non
PA842271 Emmanuel Maurel GDR pour non
PA840773 Olivier Fayssat UDR pour non
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