Renforcer la place des agriculteurs dans l’aménagement du territoire et à sécuriser l’exercice des activités agricoles face au changement climatique
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Géraldine Grangier 496311fcbf Amendement CE17 — art. premier
Dispositif :

    Compléter l'alinéa 1 par les deux phrases suivantes :
    « L'avis des organismes de défense et de gestion peut figurer de façon distincte dans l'avis rendu par la personnalité publique associée qui assure la liaison. Lorsque l'autorité compétente décide de ne pas suivre tout ou partie des avis formulés par les organismes de défense et de gestion, elle en expose les motifs. »

Exposé sommaire :

    Cet amendement vise à donner plus de portée à l'association des organismes de défense et de gestion (ODG) dans l'élaboration des documents d'urbanisme dans les communes concernées par une aire d'appellation.
    Les aires d'appellation constituent un élément structurant de nombreuses filières agricoles. Leur cohérence et leur intégrité peuvent être directement affectées par les choix d'aménagement du territoire. Il est donc essentiel que l'expertise des ODG, représentants des producteurs et garants du respect des cahiers des charges des appellations, soit pleinement intégrée au processus décisionnel.
    L'obligation de motiver le refus de suivre l'avis d'un ODG vise à renforcer leur participation et à assurer davantage de transparence et de responsabilité dans la décision publique.
    Cette précision ne remet pas en cause la compétence des collectivités territoriales. Elle vise à assurer que la défense des aires et des appellations soit effectivement prise en considération dans l'élaboration des documents d'urbanisme.

Sort : Tombé | Déposé le 19/02/2026
Source : https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/opendata/AMANR5L17PO419610B2440P0D1N000017.xml

Co-authored-by: Hervé de Lépinau <PA642988@deputes.angit.example>
Co-authored-by: Député PA793238 <PA793238@deputes.angit.example>
Co-authored-by: Maxime Amblard <PA841495@deputes.angit.example>
Co-authored-by: Frédéric Falcon <PA793246@deputes.angit.example>
Co-authored-by: Robert Le Bourgeois <PA841837@deputes.angit.example>
Co-authored-by: Hélène Laporte <PA794354@deputes.angit.example>
Co-authored-by: Alexandre Loubet <PA794590@deputes.angit.example>
Co-authored-by: Député PA793904 <PA793904@deputes.angit.example>
Co-authored-by: Patrice Martin <PA841825@deputes.angit.example>
Co-authored-by: Nicolas Meizonnet <PA719436@deputes.angit.example>
Co-authored-by: Joseph Rivière <PA842227@deputes.angit.example>
Co-authored-by: Lionel Tivoli <PA793298@deputes.angit.example>
Co-authored-by: Frédéric-Pierre Vos <PA841575@deputes.angit.example>
Co-authored-by: Frédéric Weber <PA841479@deputes.angit.example>
Groupe: RN
Angit-Diff: auto
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Renforcer la place des agriculteurs dans laménagement du territoire et à sécuriser lexercice des activités agricoles face au changement climatique

Dépôt généré par angit : la vie de ce texte de loi représentée en Git. Chaque paragraphe des fichiers d'articles est un alinéa ; les amendements sont des branches (une par amendement) mergées lorsqu'ils sont adoptés.

Source : dossier législatif sur assemblee-nationale.fr — données sous Licence Ouverte 2.0.

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Procédure

  • 4 février 2026 — Dépôt du texte (n° 2440)
  • 24 février 2026 — Examen en commission (Commission des affaires économiques)

Exposé des motifs

Mesdames, Messieurs,

La présente proposition de loi vise à apporter des réponses concrètes aux défis auxquels sont confrontés les agriculteurs et les territoires ruraux, en particulier sur deux axes : la sécurisation du foncier agricole et l'adaptation des pratiques de travail face aux évolutions liées au changement climatique.

Elle cherche également à simplifier les relations entre les filières et les décideurs publics locaux dans le cadre de la gestion du foncier agricole et à garantir la durabilité et la compétitivité de nos exploitations.

Les filières agricoles sous signes officiels de qualité et d'origine, et en particulier la filière viticole, incarnent l'excellence de la production agricole française. Cette excellence contribue à la réputation mondiale de l'agriculture et de la gastronomie françaises. Ces filières structurent les territoires, façonnent et préservent les paysages, soutiennent l'économie locale, transmettent des savoirfaire historiques et participent directement à notre souveraineté alimentaire.

Le lien entre production, foncier et territoire doit être reconnu et sécurisé dans les politiques publiques. Il est indispensable de préserver notre potentiel de foncier agricole afin de maintenir notre capacité de production, de répondre aux objectifs stratégiques de souveraineté alimentaire de notre pays mais aussi d'anticiper toutes les problématiques relatives aux évolutions des documents d'urbanisme en associant en amont le monde agricole.

Les organismes de défense et de gestion (ODG), représentants des collectifs de producteurs sous signes officiels de qualité et d'origine et garants du respect des cahiers des charges des appellations, disposent d'une expertise territoriale et agricole indispensable. Pourtant, ils ne sont pas suffisamment associés à l'élaboration des documents d'urbanisme, alors même que ceuxci peuvent impacter directement la pérennité des aires d'appellation. Plus largement, certaines évolutions de documents d'urbanisme peuvent exercer une pression certaine sur le foncier agricole comme sur les pratiques agricoles qui rendent difficiles les relations avec les nouvelles constructions.

Ainsi, l'article 1er de cette proposition de loi vise à renforcer le rôle des ODG dans la concertation locale, en les associant officiellement à l'élaboration des documents d'urbanisme sur les territoires qui comprennent des aires d'appellation.

L'objectif est double : sécuriser le foncier agricole et apaiser le dialogue entre acteurs locaux, tout en simplifiant les relations et la coconstruction de décisions adaptées aux spécificités agricoles de chaque territoire.

Le changement climatique transforme profondément les conditions d'exercice des activités agricoles. Dans la viticulture, par exemple, la multiplication des épisodes de fortes chaleurs impose de recourir à des horaires décalés, y compris nocturnes, afin de protéger la santé des travailleurs et de garantir la qualité des productions.

Le cadre juridique actuel peut créer pour les agriculteurs une insécurité incompatible avec ces adaptations indispensables, notamment du fait des règles liées aux troubles anormaux du voisinage.

Ainsi, l'article 2 propose de créer une nouvelle clause exonératoire de responsabilité civile pour troubles du voisinage pour les agriculteurs, dans le cas où les modifications des horaires d'exercice de l'activité agricole sont liées à l'adaptation au changement climatique. Il offre une sécurité juridique aux exploitants, en conciliant production, santé au travail et relation avec les riverains.

La proposition de loi apporte ainsi des réponses concrètes et essentielles sur deux enjeux majeurs : la sécurisation du foncier agricole et l'adaptation des pratiques de travail agricoles aux réalités climatiques et opérationnelles.

Elle renforce le dialogue et la coconstruction entre les acteurs agricoles, les filières et les décideurs publics locaux. Se faisant, elle permet d'anticiper l'impact de l'évolution des documents d'urbanisme sur les activités agricoles et de préserver notre potentiel de foncier productif. Elle valorise également l'excellence de la production agricole française, fierté nationale et moteur de la réputation mondiale de notre agriculture et de notre gastronomie.