Moderniser la gestion du patrimoine immobilier de l'État
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Le Gouvernement 56de5ea378 Amendement 66 (Rect) — art. premier
⚠ Dispositif non applicable automatiquement (instruction non reconnue — résidu : compléter l'alinéa 13 par les mots et la phrase : ⟦3⟧ .) — le texte ci-dessous fait foi.

Dispositif :

    I. – À l'alinéa 10, après le mot :
    « commercial »,
    insérer les mots :
    « dénommé Etablissement public immobilier et foncier de l'État, ».
    II. – En conséquence, compléter l'alinéa 12 par les mots :
    « et énergétique ».
    III. – En conséquence, compléter l'alinéa 13 par les mots et la phrase :
    « pour qu'ils assurent pleinement leurs missions de service public. Ces biens sont mis à disposition de ces derniers dans le cadre d'un ou plusieurs contrats de bail ou autorisations d'occupation du domaine public dans des conditions permettant de garantir la continuité du service public ; ».
    IV. – En conséquence,à la première phrase de l'alinéa 15, après le mot :
    « valoriser »,
    insérer les mots : « le foncier et ».
    V. – En conséquence, compléter la même première phrase du même alinéa 15 par les mots :
    « , notamment en les cédant le cas échéant, sans porter atteinte à la continuité du service public ».
    VI. – En conséquence, supprimer la seconde phrase dudit alinéa 15.
    VII. – En conséquence,à l'alinéa 16, après le mot :
    « restructuration »,
    insérer les mots :
    « , de réhabilitation ».
    VIII. – En conséquence, après l'alinéa 17, insérer l'alinéa suivant :
    « 7° De tenir à jour l'ensemble des informations disponibles sur son patrimoine immobilier. »
    IX. – En conséquence, supprimer l'alinéa 18.
    X. – En conséquence, à l'alinéa 19, substituer à la référence :
    « 6° »
    la référence :
    « 7° ».

Exposé sommaire :

    Le présent amendement a pour objet de préciser le nom et de clarifier les missions du nouvel établissement public, en particulier vis-à-vis des services de l'Etat.
    L'organisation historique, en silos, des politiques immobilières de l'Etat, conduit à de nombreuses difficultés : perte de vue d'ensemble du parc immobilier de l'Etat, et par conséquent des meilleurs usages possibles ; planification insuffisante des travaux, notamment dans le gros entretien-renouvellement ; attrition des compétences immobilières au sein de l'Etat.
    L'établissement créé permet donc d'assumer l'ensemble des obligations du propriétaire, notamment : fiabiliser la connaissance de son parc, mutualiser les biens afin de maximiser les opportunités de valorisation du parc, accélérer la mise aux normes du parc, développer et entretenir des compétences en maîtrise d'ouvrage, en stratégie patrimoniale ainsi qu'en gestion des actifs et garantir la transition écologique et énergétique du parc immobilier. L'établissement doit ainsi contribuer à préserver la valeur du patrimoine des Français, tout en accompagnant la mise en œuvre des politiques publiques, notamment en matière de conditions de travail des agents, de logement, d'engagements climatiques et de présence territoriale.
    L'alinéa 18 est supprimé au profit d'une nouvelle rédaction de l'alinéa 13 (IV. B 2°)

Sort : Adopté | Déposé le 28/01/2026
Source : https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/opendata/AMANR5L17PO838901BTC2345P0D1N000066.xml

Groupe: Gouvernement
Angit-Diff: manquant
2026-01-28 12:00:00 +02:00
articles Texte de la commission — réconciliation avec le texte officiel 2026-01-14 12:00:00 +02:00
.mailmap Dépôt : Moderniser la gestion du patrimoine immobilier de l'État 2025-09-16 12:00:00 +02:00
README.md Texte de la commission — réconciliation avec le texte officiel 2026-01-14 12:00:00 +02:00

Moderniser la gestion du patrimoine immobilier de l'État

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Source : dossier législatif sur assemblee-nationale.fr — données sous Licence Ouverte 2.0.

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Procédure

  • 16 septembre 2025 — Dépôt du texte (n° 1796)
  • 14 janvier 2026 — Examen en commission (Commission des affaires culturelles et de l'éducation)
  • 28 janvier 2026 — Discussion en séance publique (sur le texte de la commission)

Exposé des motifs

Mesdames, Messieurs,

Le patrimoine immobilier de l'État représente 96 millions de mètres carrés, dont 23 millions de mètres carrés de bureaux. Ce parc, par son ampleur, est à la croisée de deux exigences majeures : la réduction de l'empreinte environnementale de l'action publique et l'amélioration continue de la performance de l'État.

Dans un contexte marqué par la nécessité de réduire les dépenses publiques et de répondre aux engagements climatiques, il est désormais indispensable d'engager une réforme profonde du modèle de gestion immobilière de l'État. L'enjeu est double : réduire les surfaces occupées et moderniser les espaces, pour atteindre l'objectif de réduction de 25 % du parc immobilier d'ici 2032, tout en améliorant les conditions d'accueil des usagers et de travail des agents publics.

Comme l'a relevé la Cour des comptes dans son rapport consacré à la politique immobilière de l'État, le modèle actuel n'incite aucunement les administrations à optimiser leur occupation des locaux. Le rapport met également en évidence un retard important dans la mise aux normes des bâtiments de l'État, notamment en ce qui concerne la transition énergétique, l'accessibilité et le désamiantage.

Ce retard est attribué à un sousinvestissement chronique dans la maintenance et l'entretien du patrimoine immobilier public.

Cette proposition de loi vise ainsi à créer une foncière de l'État, établissement public à caractère industriel et commercial, chargée d'exercer pleinement les responsabilités de propriétaire sur un portefeuille d'actifs immobiliers transférés en pleine propriété par l'État. Elle incarnera une fonction “Étatpropriétaire”, distincte de celle de l'Étatoccupant, afin d'assurer une gestion rationnelle, professionnelle et durable du patrimoine immobilier public.

Le modèle de foncière, largement éprouvé à l'étranger (Allemagne, RoyaumeUni, Italie, Finlande…), est également recommandé par le Conseil Immobilier de l'État depuis plusieurs années. Il permet de centraliser les moyens et les compétences, de mutualiser les investissements, et d'instaurer une relation locative contractuelle entre l'Étatpropriétaire et l'Étatoccupant.

Le texte encadre les modalités de transfert des biens à la foncière, ainsi que les principes de fonctionnement de l'établissement :

responsabilisation du propriétaire, chargé de la mise aux normes, de la rénovation et de la valorisation des biens,

engagement contractuel des occupants, via le paiement d'un loyer et la formalisation des usages,

gouvernance claire, reposant sur un conseil d'administration présidé par la directrice ou le directeur de la direction de l'immobilier de l'État.

La foncière disposera également de capacités d'intervention pour transformer ou céder des biens obsolètes ou sousutilisés, et contribuer ainsi à l'effort national de création de logements. Elle incarnera une nouvelle dynamique : réduire les surfaces, moderniser les locaux, rendre plus sobre et plus lisible l'empreinte immobilière de l'État.

L'article 1er de la présente proposition de loi crée donc les fondements juridiques et opérationnels d'une réforme ambitieuse et structurante, qui vise à faire de l'État un propriétaire exemplaire, au service de l'intérêt général, de la performance publique et de la transition écologique.