Dispositif :
À l'alinéa 2, après le mot :
« contrôle »
insérer les mots :
« en partie »
Exposé sommaire :
La proposition de loi entend renforcer la lutte contre les violences en milieu scolaire, objectif pleinement légitime au regard de la gravité des faites constatés et de leurs conséquences sur les élèves.
Ce nouvel alinéa à l'article premier vise à souligner que des violences ont pu être commises et se perpétuer en milieu scolaire du fait d'une carence de contrôle imputable à l'État.
Une telle approche appelle des réserves de principe.
Les situations de violences scolaires ne sauraient être regardées comme résultant exclusivement d'une carence du contrôle ou de l'action de l'Etat. Elles procèdent de causes multiples.
Tout faire porter sur une carence de l'Etat conduirait à préconiser encore davantage de contrôle de l'Etat, ce qui correspond à une vision idéologique d'un Etat qui contrôle de plus en plus.
Ce texte n'a pas vocation à se transformer en une instrumentalisation politique.
Il convient donc d'insérer le mot « en partie » pour ne pas faire peser uniquement sur l'Etat les violences commises en milieu scolaire.
Sort : Tombé | Déposé le 28/05/2026
Source : https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/opendata/AMANR5L17PO838901BTC2835P0D1N000029.xml
Co-authored-by: Patrick Hetzel <PA608416@deputes.angit.example>
Co-authored-by: Sylvie Bonnet <PA719968@deputes.angit.example>
Co-authored-by: Thibault Bazin <PA642847@deputes.angit.example>
Co-authored-by: Philippe Gosselin <PA266797@deputes.angit.example>
Co-authored-by: Marie-Christine Dalloz <PA332523@deputes.angit.example>
Co-authored-by: Lionel Duparay <PA870009@deputes.angit.example>
Co-authored-by: Corentin Le Fur <PA840979@deputes.angit.example>
Groupe: DR
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# Article 1er
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I. – La Nation condamne avec la plus grande fermeté les violences physiques, psychologiques et sexuelles commises sur des enfants en milieu scolaire et périscolaire et reconnaît les souffrances durablement causées à ceux qui en ont été victimes.
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La Nation reconnaît que des violences ont pu être commises et se perpétuer en milieu scolaire du fait d'une carence du contrôle en partie imputable à l'État.
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Elle rend hommage aux victimes, à leurs familles et à l'ensemble de ceux qui, par leur courage, ont contribué à faire émerger la vérité. Elle affirme sa détermination à garantir les droits des enfants et à empêcher que de tels faits puissent se reproduire.
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II (nouveau). – Il est institué une journée nationale d'hommage aux enfants victimes de violences physiques, psychologiques et sexuelles. Cette journée est fixée au 19 novembre. Chaque année, à cette date, une cérémonie nationale est organisée. Une cérémonie analogue peut être organisée dans chaque département à l'initiative du représentant de l'État dans le département.
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